Histoire du lycée

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Un site exceptionnel

Dans les années 60, Max Querrien, directeur de l’architecture au ministère des Affaires culturelles (de 1963 à 1968), maire de Paimpol depuis 1961, souhaite doter la ville d’un complexe scolaire, sportif et socio-éducatif. Malgré son influence politique, le projet n’aboutit qu’au début des années 1970. Le maire sollicite directement l’architecte Louis Arretche, Grand Prix de Rome.

Ce dernier, enthousiasmé par le site arboré de 11 hectares, vestige de l’ancien château de KERRAOUL racheté par la municipalité en 1964, mettra à profit un terrain en pente pour combiner des formes géométriques élémentaires : un carré (l’internat), un rectangle (le gymnase) et un U (l’externat) relié par un système de passerelles. Les structures, conservées en l’état, tissent un lien à l’environnement. Les matériaux sont représentatifs de l’époque : tout en béton brut et en parpaings, à la fois éléments de construction et décoratifs. L’importance des surfaces vitrées confère à l’ensemble une certaine légèreté structurelle. Le bâtiment aurait dû être labellisé lycée bioclimatique dès 1974.

Construit dans les années 70, l’architecture du lycée s’inscrit dans un mouvement de révolution pédagogique : l’ère des écoles à aires ouvertes. Max Querrien souhaitait une architecture conviviale. De fait, par l’importance des surfaces vitrées, les classes s’ouvrent sur la nature. La vue sur mer depuis les classes de l’aile droite, aujourd’hui limitée par la végétation, y contribue. Aussitôt sortis des bâtiments, les élèves se dispersent dans le parc, profitent des vastes pelouses à l’ombre des arbres : nul grillage ne délimite l’espace.

Des formations qui évoluent

L’offre des formations a beaucoup évolué depuis les origines. A la rentrée 1974, le Collège d’Enseignement Technique également nommé lycée municipal les premiers mois, compte trois classes d’enseignement général. En 1976, Max Querrien obtient l’ouverture de sections sanitaires et sociales malgré l’avis défavorable de l’Inspecteur d’académie, aujourd’hui transformées en Baccalauréat Sciences et Technologies Sanitaires et Sociales.

Depuis, les formations au sein de l’établissement ont bien entendu évoluées au gré des réformes tout en gardant, pour les sections technologiques, professionnelles et de l’enseignement supérieur une orientation résolument axée vers le sanitaire et le social.

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